Pour Albertine, c'était des questions d'essence : En son fond qu'était-elle ? C'était cet inconnu qui faisait le fond de mon amour
"pour Albertine, c'était des questions d'essence : En son fond qu'était-elle ? À quoi pensait-elle ? Qu'aimait-elle ? Me mentait-elle ? Ma vie avec elle a-t-elle été aussi lamentable que celle de Swann avec Odette ?"
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"C'était cet inconnu qui faisait le fond de mon amour"
http://alarecherchedutempsperdu.org/marcelproust/392
"cet inconnaissable qu'est pour nous, quand nous cherchons effectivement à nous la représenter, la vie réelle d'une autre personne"
http://alarecherchedutempsperdu.org/marcelproust/343
"L'équation approximative de cette inconnue qu'était pour moi la pensée d'Albertine"
http://alarecherchedutempsperdu.org/marcelproust/382
"Existences disposées sur cinq ou six lignes de repli, de sorte que, quand on veut voir cette femme, ou savoir, on est venu frapper trop à droite, ou trop à gauche, ou trop en avant, ou trop en arrière, et qu'on peut pendant des mois, des années, tout ignorer. Pour Albertine, je sentais que je n'apprendrais jamais rien, qu'entre la multiplicité entremêlée des détails réels et des faits mensongers je n'arriverais jamais à me débrouiller. Et que ce serait toujours ainsi"
http://alarecherchedutempsperdu.org/marcelproust/283
Lecture de Céline Sallette : Inconnaissable, l'être aimé
Extrait de Roland Barthes, Fragments d'un discours amoureux

