Le subjonctif transpose dans les phrases proustiennes la vie de l'âme humaine (LEO SPITZER)
"...il me semble que le subjonctif transpose dans les phrases proustiennes la vie de l'âme humaine, avec sa finalité, sa crainte, ses doutes, son désir de donner, et que la lumière ainsi jetée sur la subjectivité de ces émotions souligne l'objectivité de l'auteur, son dégagement de toutes ces fictions, de toutes ces illusions :
"Swann s'apercevait qu'il était bientôt l'heure qu'Odette rentrât.""
(Le style de Marcel Proust,
LEO SPITZER, études de style, Tel Gallimard p. 432)

