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MARCEL PROUST : AUTOUR DE Mme SWANN - RESUME

A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU - MARCEL PROUST

Résumé détaillé. - 2/7 : A l'ombre des jeunes filles en fleurs

Première partie : AUTOUR DE Mme SWANN

Coup de barre et changement de direction dans les caractères. Devenu le mari d'Odette, Swann, qui cachait jadis des invitations brillantes, étale avec fierté des relations moins reluisantes ; Le professeur Cottard s'est composé un air glacial, mieux accordé à sa nouvelle situation.

Le marquis de Norpois. En servant la république, le marquis de Norpois prouve que la consanguinité des esprits rapproche plus que la communauté des opinions. L'amitié qu'il témoigne à mon père ; ma mère lui pardonne sa conversation surannée et s'émerveille de sa politesse et de sa ponctualité. Son premier dîner chez nous, le soir du jour où, grâce à son intervention, je suis allé entendre la Berma. Mieux : il a conseillé à mon père de ne pas contrarier ma vocation littéraire.

La matinée de la Berma. Ma joie d'aller entendre la Berma dans Phèdre, dont le nom seul illumine l'actrice de son prestige. Mes craintes de tomber malade ou de contrarier Maman en allant au théâtre pèsent soudain peu auprès du désir que me soient révélées des vérités appartenant à un monde plus réel que celui où je vivais. Ma déception. Le génie culinaire de Françoise. Mon plaisir au théâtre avant le lever du rideau. Mon inquiétude devant la mauvaise éducation du public. Entrée en scène de la Berma. Ma déception en l'entendant. L'enthousiasme du public.

Le dîner avec le marquis de Norpois. Par sa seule façon de me parler de la littérature, le marquis de Norpois me persuade qu'elle m'est tout à fait étrangère. Ses conseils sur les placements en bourse. Il lit sans le moindre commentaire mon petit poème en prose. J'avoue avoir été déçu par la Berma. L'éloge qu'en fait Norpois me convainc que je n'ai pas été déçu. Le boeuf aux carottes de Françoise. La salade d'ananas et de truffes. Commentaire sur la visite du roi Théodose II à Paris et sur le rapprochement préparé par Vaugoubert. Projet de vacances à Balbec dont l'église, selon Norpois, "mérite une visite si on est dans le pays". Opinion de Norpois sur le couple Swann ; comment il explique leur mariage. Quelques explications complémentaires. Mme Swann et le comte de Paris. Sévère jugement de Norpois sur l'art de Bergotte et sur mon poème en prose. Je suis consterné. La moralité douteuse de Bergotte. Gilberte a paru charmante à Norpois. Pourquoi Norpois ne parlera jamais de moi à Mme Swann.

Après le dîner. Lisant un éloge de la Berma dans le journal, j'en viens à m'écrier : "Quelle grande artiste !". En acceptant ma vocation littéraire parce qu'il pense que mes goûts ne changeront plus, mon père me fait apparaître à moi-même dans le Temps et me cause de la peine. Commentaires de mes parents sur la visite de Norpois. Les secrets culinaires de Françoise. Comment elle juge les restaurants parisiens.

Retour de Gilberte aux Champs-Elysées. Mes visites du 1er janvier. Espoir d'une amitié neuve avec Gilberte. Vanité de cet espoir. Sentiment de vieillesse. Ma nostalgie en songeant à la Berma. Interférence de nos désirs. Les palais de Gabriel. Je ne me souviens plus des traits de Gilberte. Gilberte revient aux Champs-Elysées. Ses parents ne me "gobent" pas. J'écris à Swann une longue lettre qui ne fait que renforcer son hostilité à mon égard. L'odeur de renfermé du petit pavillon des Champs-Elysées. La "marquise". Lutte érotique avec Gilberte. C'est la petite pièce de mon oncle Adolphe, à Combray, que me rappelle le parfum d'humidité du petit pavillon. Je tombe malade. Le plaisir de retrouver Gilberte me donne pourtant la force d'aller aux Champs-Elysées. Rôle tenu par ma grand-mère au cours de mes crises d'étouffement. Le diagnostic de Cottard. On parle de ne plus m'envoyer aux Champs-Elysées.

Mon intimité avec les Swann. Une lettre de Gilberte. Les lois qui régissent les situations amoureuses sont magiques plutôt que rationnelles. Comment le snobisme de Bloch a conduit Cottard à me rendre, auprès de Mme Swann, le service que Norpois m'avait refusé. Je deviens un familier de l'appartement des Swann. L'amabilité de Swann à mon égard. Le papier à lettres de Gilberte. Prestige de tout ce qui touche aux Swann : leur escalier. Les gâteaux architecturaux de Gilberte ; "mon thé". Mme Swann s'échappe de son salon pour venir bavarder avec nous ; son éloge de notre vieille "nurse" [Françoise]. Au coeur du Sanctuaire : la bibliothèque des Swann ; la chambre de Mme Swann. Les expressions favorites de Mme Swann. Swann effrayé par le nombre de visites reçues par sa femme ; les impertinences de Gilberte. La fameuse "Albertine", nièce de Mme Bontemps. Comment Swann demeure fidèle à l'esprit des Guermantes quand il vante ses nouvelles relations. Les conquêtes de Mme Swann vues par ma mère. La catégorie des "Etranger, va dire à Sparte!". Pareille à un kaléidoscope qui compose des figures différentes, la société change ses critères. L'affaire Dreyfus n'ayant pas éclaté, Sir Rufus et Lady Israëls occupent encore une situation mondaine brillante. L'ignorance d'Odette en matière mondaine. L'aveuglement de Swann. Pourquoi Odette a été tenue à l'écart du faubourg Saint-Germain. Les visites de Swann sont inspirées par des goûts de lettré et d'artiste, mais aussi par une curiosité de sociologue ; il compose des "bouquets sociaux" - ce qu'Odette appelle des "conjonctions". Comment, ayant cessé d'être jaloux à l'égard d'Odette, Swann a gardé avec elle les habitudes de la jalousie. Amoureux d'une autre femme, il retrouve son ancienne angoisse, mais ne se soucie pas de provoquer la jalousie d'Odette.

Mes sorties avec les Swann. Je suis admis aux sorties des Swann. La perspective émotionnante des déjeuners chez eux. Mes attentes dans le petit salon. Les amabilités de Swann. L'arrivée de sa femme. Les mystères de la maison des Swann. Mme Swann me joue la Sonate de Vinteuil. Les chefs-d'oeuvre ne nous livrent pas d'emblée ce qu'ils ont de meilleur. Comment ils créent eux-mêmes leur postérité. La Sonate évoque pour Swann les feuillages sous lesquels il a jadis entendu la petite phrase. Mme Blatin au jardin d'Acclimatation. La princesse Mathilde : ses propos sur Taine, sur Musset. Impatience de Swann. La princesse a été invitée à se rendre aux Invalides. Mme Swann croit que Bloch s'appelle Moreul. L'engagement dans l'armée russe du prince Louis. Le divin sourire de la princesse. Autres distractions de l'hiver. Dureté imprévue de Gilberte.

Le déjeuner avec Bergotte. Mme Swann m'invite à un déjeuner de seize personnes. Le maître d'hôtel me remet une enveloppe dont je ne sais que faire. Ma surprise quand je découvre que Bergotte figure parmi les invités. Le doux Chantre aux cheveux blancs, mais aussi la beauté de son oeuvre, réduits en poudre par l'homme au nez en colimaçon et à la barbiche noire. Les noms sont des dessinateurs fantaisistes. Mon doute sur la véritable originalité des grands écrivains. L'oeillet à la boutonnière et le caviar. La voix bizarre de Bergotte me semble d'abord différente de sa manière d'écrire. Le "Bergotte" diffère du "genre Bergotte" que ses imitateurs se sont approprié : la beauté de la phrase des grands écrivains est imprévisible. Comment, moyennant une transposition, je pus plus tard rapporter à son style écrit les paroles prononcées par Bergotte. L'accent de Bergotte ; cet accent est plus marqué encore dans ses ouvrages. L'accent familial transposé dans sa prose. Tel un avion, le génie doit transformer en force ascensionnelle une vitesse horizontale. Les goûts littéraires de Bergotte. Comment il apprécie ses propres oeuvres. Sa déférence envers des gens qui lui sont inférieurs. Ses vices ; solution donnée par l'écrivain au problème moral. Le public mieux informé qu'avant de la vie privée des écrivains. La petite Phèdre du VIe siècle. Le "ravissant opuscule" de Bergotte sur Phèdre. Bergotte me laisse raconter mes impressions sur la représentation. Norpois est un "vieux serin". Mauvaise humeur de Swann contre moi. Les deux natures, de M. et Mme Swann, présentes en Gilberte, tour à tour bonne et fourbe. Ma présence "élève le niveau de la conversation". N'existe-t-il qu'une intelligence, dont tout le monde est colocataire ? Au retour, Bergotte me parle de ma santé. "Les plaisirs de l'intelligence sont bien peu de chose pour moi". Bergotte me conseille le docteur du Boulbon. Sa malveillance. Pour quelles raisons Swann m'a-t-il fait la faveur de me présenter à Bergotte ? Réaction défavorable de mes parents. Leur volte-face.

Comment je cesse momentanément de voir Gilberte et quel chagrin j'en éprouve. Le salon de Mme Swann. Pourquoi je n'invite pas Gilberte chez mes parents. Révélation de Bloch sur l'amour. La maison où il me conduit. "Rachel quand du Seigneur." Les meubles de ma tante Léonie. Pourquoi j'ajourne toujours le moment de me mettre au travail. Il y a dans l'amour une souffrance permanente. Ma dernière visite à Gilberte. Sa mère l'empêche d'aller danser. Incompréhension réciproque : je prends la résolution de ne plus la voir. Tempête qui succède au chagrin. Equilibre difficile entre la fierté et le chagrin. Je décide d'aller le lendemain chez les Swann. Ma haine injustifiée contre le maître d'hôtel. Ma soufrance accrue par le constant espoir de la voir cesser. Renonçant pour toujours à Gilberte, je vais voir Mme Swann en l'absence de sa fille, avec le sentiment que ces visites améliorent l'idée que Gilberte a de moi. Mon espérance demeure pourtant intacte. Le "jardin d'hiver" de Mme Swann ; ses "thés" ; ses fleurs ; un salon senza rigore ; les chrysanthèmes. Propos mondains : Mme Bontemps, Mme Cottard ; effronterie d'Albertine. Intrusion de Swann ; le prince d'Agrigente. Odette envie à Mme Verdurin l'exercice des Arts du Néant. Mme Verdurin chez Odette. Mme Bontemps ravie d'être invitée aux mercredis des Verdurin. Nouveaux papotages. La passion du professeur Cottard.

Suite du chagrin que me cause ma séparation avec Gilberte. Les progrès irréguliers de l'oubli. Je réitère ma résolution de rupture avec Gilberte. Ier janvier particulièrement douloureux. C'est le choc en retour de notre propre tendresse que nous appelons les sentiments de l'autre. J'attends une lettre de Gilberte. Suicide du moi qui en moi-même aimait Gilberte. On est toujours détaché des êtres. Elasticité du temps. De maladroites interventions de tiers annulent les effets de ma réserve envers Gilberte. J'entrevois qu'un jour, la réussite de ma stratégie me laissera indifférent. Le salon de Mme Swann : l'Extrême-Orient recule devant l'invasion du XVIIIe siècle. Les peignoirs Watteau. A ses traits changeants, Odette a substitué une jeunesse immortelle. Pour Swann, elle demeure un Botticelli. Evolution de la mode et des silhouettes féminines. Elegance de Mme Swann. L'oubli cause moins de souffrances que l'amour malheureux. Je décide soudain d'aller voir Gilberte. Ayant vendu la potiche de vieux Chine qui me vient de ma tante Léonie, j'aperçois Gilberte descendant l'avenue des Champs-Elysées à côté d'un jeune homme. Impossibilité psychologique du bonheur. Aux forces de ma mémoire, qui m'offrent de Gilberte des images désagréables, s'opposent celles, plus complaisantes, de mon imagination. Je refuse d'aller à un dîner où j'aurais rencontré Albertine. Le chagrin ranimé par les souvenirs est plus cruel que celui que nous cause la pensée constante de la personne elle-même. Quand il arrive enfin, le bonheur n'est plus celui que nous avions souhaité ; notre moi lui-même a changé. Un rêve me révèle que la fausseté de Gilberte continue de me faire mal. J'interprète son antipathie comme un châtiment. Retour au calme. L'allusion à un mystérieux malentendu : "La vie a pu nous séparer". l'évocation de notre amour au passé me fait fondre en larmes.

Elégance et beauté de Mme Swann. Les fourrures de Mme Swann ; les "boules de neige" me donnent la nostalgie de Combray. Promenades de Mme Swann le dimanche au Bois ; la suite de ses admirateurs ; les rites de sa toilette. Les barrières de la richesse. La beauté triomphante de Mme Swann. Les salueurs. Longévité des sensations poétiques.





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Marcel Proust - A la recherche du temps perdu - Texte intégral en français

Remembrance of Things Past (In Search of Lost Time), translated from the French by C. K. Scott Moncrieff

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